FINISHER !!!
C'est avec une grande fierté que j'ai atteint mon objectif de terminer le marathon de San Francisco dans le temps imparti (6 heures) pour obtenir la médaille du "finisseur". Le résultat que j'ai obtenu va même au-delà de mes espérances puisque je boucle les 42,195 kms en 4h13.
Cette performance - qui est loin de celle des meilleurs tout de même (le 1er termine à 2h32) - me classe
Quand j'ai quitté l’hôtel ce matin vers 4h45, il faisait nuit noire.
Il régnait une certaine euphorie dans les rues peuplées des coureurs qui se rendaient dans la zone de départ. On voyait que ce marathon était avant tout une fête pour beaucoup.
Au moment de mon inscription il y a près d'un an, je devais préciser un temps référence.
A l'époque, je n'en avais aucune idée car je n'avais jamais couru plus de 15 kms et j'avais alors indiqué 4h00, me donnant une grosse marge de progression.
Ce temps référence servait de base aux organisateurs pour répartir les 9100 inscrits en 8 vagues de départ (10mn d'intervalle).
Ainsi, je me suis retrouvé en vague 3 pour un départ à 5h42 heure locale.
A l'approche de la course, j'avais trouvé ça très présomptueux de ma part, me voyant mal parmi les premiers partants. Mais la perspective de débuter au petit matin n’était pas forcément pour me déplaire puisque je gagnais du temps sur la chaleur.
Des WC mobiles avaient été installées aux abords de la zone pour permettre aux coureurs de se soulager avant le départ. Et je peux vous dire qu'il fallait "prendre un ticket" et faire la queue une bonne vingtaine de minutes avant de pouvoir faire son affaire.
Ça ne m'a pas empêché d'avoir de nouveau envie au bout de quelques kilomètres et j'ai dû refaire un arrêt aux stands à la mi-parcours.
Cette performance - qui est loin de celle des meilleurs tout de même (le 1er termine à 2h32) - me classe
- 2128/6587 classés au général,
- 1668/4287 chez les hommes,
- 228/613 dans ma tranche d'age 40/44 ans,
- 13/33 chez les français classés
Quand j'ai quitté l’hôtel ce matin vers 4h45, il faisait nuit noire.
Il régnait une certaine euphorie dans les rues peuplées des coureurs qui se rendaient dans la zone de départ. On voyait que ce marathon était avant tout une fête pour beaucoup.
Au moment de mon inscription il y a près d'un an, je devais préciser un temps référence.
A l'époque, je n'en avais aucune idée car je n'avais jamais couru plus de 15 kms et j'avais alors indiqué 4h00, me donnant une grosse marge de progression.
Ce temps référence servait de base aux organisateurs pour répartir les 9100 inscrits en 8 vagues de départ (10mn d'intervalle).
Ainsi, je me suis retrouvé en vague 3 pour un départ à 5h42 heure locale.
A l'approche de la course, j'avais trouvé ça très présomptueux de ma part, me voyant mal parmi les premiers partants. Mais la perspective de débuter au petit matin n’était pas forcément pour me déplaire puisque je gagnais du temps sur la chaleur.
Des WC mobiles avaient été installées aux abords de la zone pour permettre aux coureurs de se soulager avant le départ. Et je peux vous dire qu'il fallait "prendre un ticket" et faire la queue une bonne vingtaine de minutes avant de pouvoir faire son affaire.
Ça ne m'a pas empêché d'avoir de nouveau envie au bout de quelques kilomètres et j'ai dû refaire un arrêt aux stands à la mi-parcours.
Quelques centaines de mètres après le départ, seul le bruit des pas sur la route raisonnait dans les rues. Les premiers encouragements des passants ont néanmoins vite été entendus et ce tout au long de la course. Certains avaient confectionné des pancartes humoristiques comme par exemple celle sur laquelle était inscrit "dépêchez vous les filles, Ryan Gosling est présent à l'arrivée !!!", d'autres jouaient du tambour ou applaudissaient au passage des coureurs. J'ai vu aussi des enfants sortir de leur maison en pyjamas pour donner de la voix. Et certains passants tendaient la main pour taper dans la nôtre.
Il y avait même des groupes de musiques tout au long du parcours pour donner du rythme à la foulée des participants.
Bref, c'était une fête de tous les instants dans les rues et j'ai énormément apprécié cette communion avec le public.
Le temps n'était pas forcément au beau fixe durant les deux premières heures de course et la température pas franchement très élevée mais ce n'était pas pour me déplaire puisque l'hydratation était plus facile à maitriser. Comme bien souvent à ces heures, il y avait du fog sur le Golden Gate Bridge.
La traversée aller-retour du pont était assez particulière car on partageait les quatre des cinq voies avec les voitures. On croisait aussi sur la file adjacente les coureurs partis avant ou après nous. C'était une bonne occasion de s'auto-encourager.
Les premières montées m'ont fait prendre conscience que toutes mes courses d'entrainement sur les hauteurs de Toulon (corniche, Mont Faron, Mont Caume) avaient porté leurs fruits car je n'éprouvais pas de grosse difficulté à rejoindre les sommets.
Le parcours était assez varié et demandait beaucoup de changements de rythme. En tout cas, quel plaisir de traverser ces quartiers si typiques.
| dans le Golden Gate Park |
| une des douze zones de ravitaillement du parcours |
Les dix derniers kilomètres ont été plus difficile, je commençais à avoir les jambes lourdes et les lignes droites qui s'offraient à nous semblaient interminables. D'ailleurs, j'en étais arrivé à ne doubler uniquement que ceux qui marchaient et je prenais souvent des courants d'air quand les autres me dépassaient...
Dans certaines descentes, mes genoux étaient très douloureux et j'ai souvent été contraint de ne pas trop forcer car je redoutais la blessure surtout si près du but.
En plus, il y avait très peu d'ombres dans cette zone industrielle, heureusement certains habitants du quartier avait la bonne idée d'arroser les coureurs à leur passage.
Le dernier mile qui faisait en fait 1,2... n'en finissait plus mais dès que la ligne d'arrivée était en point de mire, j'ai retrouvé un peu d'énergie pour gagner quelques secondes. Et là, j'ai laissé exploser ma joie.
Une petite collation, la médaille tant espérée autour du coup et je pouvais retrouver les miens.
| la ligne vient d’être franchie, direction la médaille |
| mon Précieux ! |
| sur un marathon, la bière c'est comme les WC, il faut "se battre" pour y accéder !!! |
Je tire de cette expérience une énorme satisfaction et beaucoup de fierté.
Il y a peu c'était inenvisageable pour moi de réussir un tel défi.
Maintenant, je vais devoir réfléchir, même si j'ai encore le temps, à l'objectif que je vais pouvoir me donner pour mes 50 ans.
Mais avant ça, il est temps de récupérer et je compte bien me faire plaisir (mais pas trop quand même !).
| une semaine sans légumes, je ne pouvais pas manger encore des pâtes pour ce premier repas post-marathon !!! |
| avant toute suspicion, je tiens à dire que je n'étais pas seul à faire la fête à ce pauvre sundae aux brownies... |
Ainsi s'achève ce blog éphémère, merci de m'avoir suivi au cours de sept jours et maintenant place à quelques semaines de vacances !